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Plusieurs facteurs entrent en compte pour optimiser le choix de la température et de la vitesse d’impression de votre imprimante 3D. Il peut y avoir le type de filament utilisé, la qualité souhaitée, le temps imparti, la buse et l’imprimante sur laquelle vous imprimer.

Le filament utilisé

L’imprimante fait fondre le filament pour extruder et imprimer, c’est de la fabrication additive. Il faut donc que l’imprimante chauffe le filament à la température nécessaire au matériau pour fondre.

Voici les conseils généraux pour le choix de votre température selon votre filament. Ceux-ci sont à adapter selon votre imprimante et vos exigences d’impressions, n’hésitez vraiment pas à faire des tests pour trouver la meilleure température pour vos besoins.

  • PLA (et dérivé) : entre 180°C et 230°C, l’idéal semble être 210°C et une température de plateau entre 20°C et 60°C (le plateau chauffant n’est donc pas obligatoire)
  • ABS (et dérivé) : entre 210°C et 250°C avec un plateau chauffant entre 80°C et 110°C
  • PETG : entre 220°C et 250°C et une température de plateau entre 50°C et 75°C

Cette liste ne contient que trois matériaux car ce sont les plus utilisés, pour les autres matériaux je vous conseille de suivre les indications du fabricant et de faire vos propres tests pour trouver leur température idéale selon votre imprimante.

Attention :

  • si vous chauffez trop votre filament, celui-ci sera trop liquide et vous risquer d’obtenir du “cordage” ou “stringing”, c’est-à-dire des fils entre les différentes parois de votre impressions.
  • si votre buse est trop chaude, au moment où elle passe sur les couches déjà formée, elle fait refondre le plastique ce qui entraîne des boursouflure
  • avec une température trop basse, vous risquez de la sous-extrusion (d’autant plus si vous augmentez la vitesse), ou une mauvaise adhérence des couches de filaments entre elles.

Conseil : vous pouvez imprimer deux petites tours rapprochées avec une température d’impressions qui augmente palier par palier (vous pouvez gérer ce paramètre avec votre logiciel de mise en forme/slicing). Vous pourrez ainsi observer la sous-extrusion, le cordage et les boursouflures et décider de la température qui convient le mieux à votre besoin selon votre matériau.

La qualité souhaitée et le temps imparti

Pour avoir une production rapide mais de qualité, il vous faut trouver le juste milieu entre la vitesse et la qualité. Lorsque l’on augmente la vitesse de l’impression, la qualité va rester la même jusqu’à un certain pallier à partir duquel elle va se dégrader de manière exponentielle et l’impression sera certainement inutilisable. Je vous conseille donc de bien définir préalablement la vitesse de votre impression pour que vous gagniez de temps plutôt que d’en perdre.

Vous pouvez faire le test pour trouver la vitesse jusqu’à laquelle vous pouvez imprimer sans difficulté. Faîtes une tour carrée, avec votre logiciel de slicing faîtes évoluer la vitesse palier par palier en commençant par 80% puis imprimez. Normalement l’impression devrait bien se dérouler pendant un temps, puis le dépôt ne se fera plus de manière continue (les murs de votre tour seront ouvert), et, petit à petit, le filament ne se déposera qu’au niveau des angles. En observant ensuite votre tour, à l’aide des paliers que vous avez défini, vous pourrez choisir la bonne vitesse d’impression.

La buse

Pour augmenter la vitesse d’impression, il faut que le filament chauffe plus vite à l’intérieur de la buse, cependant, celle-ci a des limites : elle a été conçu pour faire fondre le filament selon un certain schéma. Selon la buse, ce schéma permet une dilatation plus ou moins rapide de votre filament, et donc une vitesse d’extrusion variable.

Si votre buse permet de chauffer votre filament plus vite et plus efficacement, avec, par exemple, le système de 3D solex – qui consiste à dédoubler le filament pour chauffer deux fois plus de surface – vous pourrez, sans problème, augmenter la vitesse de votre impression car la buse suivra cette augmentation en extrudant plus rapidement.

En revanche, avec des buses de qualité faible, il vaut mieux rester sur une vitesse normale voire plus faible, afin d’aller au rythme de votre buse.

Voici un petit exemple de ce que vous pouvez faire avec une buse de haute qualité.

 

L’imprimante

Bien entendu, selon la qualité de votre imprimante, il vous sera ou non possible d’augmenter la vitesse de votre impression sans impact sur la qualité. De même que pour la buse, pour augmenter la vitesse il faut que le matériel puisse suivre cette augmentation.

Aucun outil ne peut prétendre à la perfection, c’est pour cela qu’il est important de garder en tête les avantages et les limites de ce qu’on utilise pour le faire de manière optimale. Avec du matériel de faible qualité, vous pourrez obtenir des pièces de bonne qualité si vous vous servez avantageusement de ses capacités.

Vous voilà averti sur un petit nombre d’éléments à prendre en compte pour imprimer des pièces de qualité. N’hésitez pas à me faire part de vos expériences ou de vos questions, et à bientôt.